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 Page blanche

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AuteurMessage
Kalia Bennett




MessageSujet: Page blanche   30/5/2010, 18:26

Bonjour !

Juste pour savoir, j'aimerais avoir des témoignages de personnes victime du syndrome de la page blanche ou de blocage...

Je suis depuis un peu plus d'un an victime d'un ENORME blocage au niveau de l'écriture, j'ai des idées pleines la tête mais impossible de les mettre sur du papier.... Et pourtant, écrire est comme une drogue, je ne peux pas m'en empêcher... Un chapitre, deux... Puis tout part à la poubelle parce que je trouves ça trop nul... glups

Suis-je la seule?
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Bernie Calling




MessageSujet: Re: Page blanche   30/5/2010, 21:07

Je crois que ça arrive à tout le monde un jour où l'autre.

Mon plus long blocage a duré 12 ans, mais il était dû à un mauvais mariage et à une perte de mon identité.

L'écriture m'a permis de me retrouver quand j'ai essayé de reprendre ma vie en main.

Ca a mis du temps.

Après ça, le plus grand blocage que j'ai dû avoir c'est un mois, je pensais à la suite de l'histoire, je voyais les scènes se succéder dans ma tête, mais pas moyen d'écrire plus d'une ligne ou deux avant d'avoir un blocage et de ne pas trouver les mots.

J'ai essayé d'écrire sur d'autres histoires en me disant que ça allait débloquer celle là. Parfois ça marche, parfois c'est le vide complet, alors je lis, j'écoute de la musique, je regarde la TV (Chose que je ne fais presque jamais ^___^) C'est parfois dû aussi à une baisse de régime et une immense fatigue.

Parce que l'écriture c'est un moyen de faire ressortir ce qui me perturbe, m'intrigue, analyser une situation également
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Harue YA




MessageSujet: Re: Page blanche   31/5/2010, 01:09

ça arrive à tout le monde ce genre de chose.
La seule chose que je trouve dommage, c'est que tu jetes ce que tu écris parce que ça ne te plaie pas. Rien ne t'empêche de retravailler l'idée plus tard, quand le goût te sera revenu. De le relire de temps en temps pour changer deux trois choses que tu trouveras mieux à ce moment là. Pour moi c'est dommage de voir les choses ainsi. Enfin après chacun fonctionne comme il veut.
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Roshieru




MessageSujet: Re: Page blanche   1/6/2010, 11:36

La page blanche, je connais tout le temps. Le problème vient souvent du fait que l'on en attend trop de soi et que l'on est tellement déçu du résultat, car on s'impose de trop hautes exigences, qu'on ne souhaite pas continuer. Sauf qu'au final, on n'achève rien, on ne publie rien, et la frustration augmente encore, nourrissant le sentiment qu'on est mauvais et donc renforçant un peu plus la page blanche. Vu ce que tu décris, cela semble être ton cas.

Il est bon de vouloir faire au mieux mais il est encore bien mieux d'écrire d'abord quelque chose. Si tu n'écris rien, tu ne peux pas faire au mieux. Ce texte que tu crois mauvais, c'est une base à améliorer. Il ne faut pas s'attendre de cracher tout de suite un chef d'œuvre. Si tu lis de l'horreur et si tu te penches sur les notes de Stephen King, tu verras que cet auteur très réputé est non seulement victime de la page blanche mais parle aussi sans détour des bêtises de ses premiers jets et de ses manuscrits refusés (on en trouve la liste sur wikipédia d'ailleurs). Il est reconnu, il gagne bien sa vie, mais il n'est pas parfait. Aucun écrivain n'est parfait. Les écrivains qui prétendent écrire un texte publiable d'un seul jet, j'ai tout de même du mal à y croire, d'autant plus qu'un éditeur aura toujours son grain de sel à ajouter (modifier tel passage, supprimer un autre, rectifier ci ou ça, parce qu'il aura toujours quelque chose à redire sur un détail, ou alors ce n'est pas un éditeur).

Ma solution pour la page blanche... Eh bien, y en a pas d'absolue car on est tous différent ! Mais je pense que la première étape pour retrouver le goût d'écrire est sans doute de se dire : "ce n'est pas grave si ma description de Marcel à la page 10 n'est pas aussi sexy que je le voulais, car je peux y revenir quand j'aurais une meilleure idée. Le plus important, c'est que je tienne le fil de l'intrigue et que je la finisse. Ensuite je pourrai penser à l'emballage et modifier les éléments qui me semblent incohérents ou améliorables." Il faut aussi avoir conscience que la perfection n'existe pas ou plutôt est un absolu qu'aucun humain ne peut atteindre car il y aura toujours un contradicteur pour dire que c'est imparfait à ses yeux. S'enfermer dans une recherche de perfection, c'est au final très déprimant et peu satisfaisant. Mieux vaut viser la catégorie "manuscrit plaisant à lire dont la majorité ne verra pas les défauts".

On a la chance d'être à l'ère du PC et de ne plus devoir retaper un texte en entier sur machine à écrire quand on veut modifier un aspect (ou, pire, devoir le réécrire en partie à la main), alors profitons-en !

_________________
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du mal.
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Raphaelle B.




MessageSujet: Re: Page blanche   1/6/2010, 20:35

Pour éviter la page blanche, j'évite de me lancer dans une hsitoire sans trop savoir où je vais !
donc je note sous word les grandes idées, le fil conducteur.
Comme ça, je peux écrire des morceaux différents au niveau temporel et ensuite, je lie le tout.
Ecrire la fin dans les premiers temps, c'est pas mal non plus !!
en tout cas gambatte !! et surtout ne jette rien !!!
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Arlia Eien




MessageSujet: Re: Page blanche   2/6/2010, 16:13

Comme les autres je te dirai de ne rien jeter de ce que tu écris, faut pas oublier que personne n'écrit de best seller en un seul et unique premier jet. C'est normal d'écrire des brouillons (disons le) pourri.

Après c'est plus facile à dire qu'à faire, perso écrire des âneries (ce que je juge être des âneries disons plutôt) c'est pas mon truc, et en me relisant quand je trouve que c'est n'importe quoi ça me plombe.

Mais j'essaye de me forcer. Surtout qu'à mes yeux retravailler un texte est bien plus facile que d'avoir un premier jet justement.

Si j'ai un conseil à te donner, c'est si tu es bloquée sur un point précis d'un scénario de demander conseil à quelqu'un qui connait un peu ton histoire ou de faire une pause de quelques semaines (voire mois). Y a plus dans deux têtes que dans une ! Et rien qu'en parler peut parfois débloquer pas mal de choses. Toutes les séquences, tous les points de vue ne sont pas toujours utiles, et puis on est pas toujours non plus obligé d'écrire une histoire dans l'ordre Wink ce qu'il faut c'est bien se relire après !
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Manaji




MessageSujet: Re: Page blanche   6/6/2010, 17:46

J'ai moi-même été dans ta situation, j'ai subit un blocage, provoqué d'abord par un évènement qui m'a perturbé. Je pensais pouvoir reprendre après un peu de temps, mais plusieurs mois plus tard, j'avais tout juste rajouté une ou deux ligne. Ça a duré de décembre à mai, mais voilà, le plus important je pense c'est de ne pas forcer sur cette idée, plus tu penseras au blocage, plus tu seras bloqué, garde ton idée sur un petit bout de papier et passe à autre chose. Projette toi à un autre passage et tente de voir si tu arrives à l'écrire lui, si cela ne fonctionne pas et bien fait autre chose. Normallement, ça revient toujours ^^
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Galadriel




MessageSujet: Re: Page blanche   12/6/2010, 11:14

Bonjour,

J'ai souvent été victime de ce maudit syndrome de la page blanche. Et je crois que c'est le cas de tous ceux qui écrivent, disons, régulièrement.
Mon plus long blocage à duré près de 4 ans. Les plus courts, quelques jours, voire quelques heures.
Un blocage peut coïncider avec une période perturbée de ta vie ou à une grande fatigue. Dans ce cas, il n'y a pas de méthode miracle. Je pense que le temps est alors, le meilleur allié. Prendre du temps pour soi, se faire plaisir, se reposer et s'y remettre quand la flamme revient.
Pour les autres blocages, ou pour retrouver la flamme, j'ai personnellement une méthode qui a portée ses fruits.
Je vais faire autre chose, généralement des activités de la vie quotidienne qui sont commune à tous (courses, ménage,...) ou je sors marcher un peu et j'imagine mes personnages dans telle ou telle situation. Leur façon de faire leurs courses, par exemple. Où ils vont, ce qu'ils achètent, s'ils y vont seul ou accompagnés. Et, bien sûr, leurs interactions entre eux.
Je peux les imaginer pendant la période du roman ou dans leur passé et même dans leur futur. Ca ne me sert pas pour noircir des pages mais ça m'aide à les rendre plus présent pour moi et en principe, ça me débloque. J'y trouve même parfois des idées pour la suite de mon écriture bien meilleures que les précédentes.

Sinon, je suis assez d'accord avec ceux qui t'ont conseillé de ne pas jeter ce que tu écris. Même si ça te semble mauvais aujourd'hui, ça pourra être retravaillé plus tard ou te servir à un autre moment, ou ne pas te servir du tout, mais il faut le laisser reposer un peu avant d'en décider.
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Olihander




MessageSujet: Re: Page blanche   9/9/2010, 19:06

La page blanche est un sujet presque étrange car il dépend de plusieurs facteurs à mon avis, la façon de penser de l’écrivain, ce qu’il y a autour de lui, sa vie privée, sa vie professionnelle, et j’en passe, Les remèdes pour y pallier sont malheureusement aussi variés qu’il y a d’écrivain, je crois. Si je dois parler de ma propre expérience, c’est toujours le fait de se trouver, d’avoir les idées, sans savoir par quel bout commencer, quand on en sait rien c’est plus que blessant, je dirais même frustrant. Ecouter de la musique, regarder un film, regarder la télévision ne m’aide pas vraiment, je sais que certain, c’est le déclic. Moi, tout ce qui me fait, c’est sans doute de la patience. Je sais qu’Henry Troyat ( ou si c'est pas lui, alors c'est le nom qui est resté en ma mémoire à ce moment là ) a dit : Un écrivain ne peut pas se permettre d’écrire uniquement quand il a l’inspiration, mais ça fait quand même un petit problème. Quand on n’a pas l’inspiration par défaut on ne sait pas écrire, alors on doit écrire même quand on ne sait pas, je trouve ça assez ardu… Ou alors, il contournait le problème en réfléchissant différemment le monsieur.

Retournons le sujet dans l’autre sens. Voilà, on ne sait pas quoi écrire, et on est vraiment dans les ennuis jusqu’au cou. On peut toujours écrire sur le thème, et donc par exemple marquer les détails, ou ce qu’on aurait pu avoir comme idée, voire résumer ce qu’on a déjà écrit, et on continuer de travailler sur le livre pourtant, bien qu’on n’avance pas. Je sais moi, que parfois je vous fais de ces tableaux c’en est lunaire tellement c’est compliqué, mais moi, je m’y retrouve, c’est bien là l’essentiel, me direz-vous. Je ne combats pas ma page blanche, preuve en est, sinon je ne serais pas en pleine crise à l’heure qu’il est, mais je pourrais le faire de la sorte.

Comme on dit souvent, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, et je suis sans doute un beau parleur, mais disons que là, je vous parle de ce que j’ai fait avant ma grosse crise actuelle. Bon, j’vais pas faire un schéma pour montrer comment je raisonne non plus, lol, mais on a bien compris que je passe par tous les moyens détournés possible pour ne pas rester sans rien faire sur un sujet, maintenant, mettre au clou ce qu’on a écrit, et bien je vais sans doute en surprendre quelques-uns, je les brûlais, ni plus ni moins, mais avec le temps, récemment, j’ai remarqué que cela ne servait à rien de bruler ses premiers jets, car parfois, ils contiennent des idées qu’on voudrait relancer. J’explique encore avec ma propre expérience, je pensais avoir balancé des feuilles que j’avais écrites, et je les ai retrouvés vers la fin de l’écris.. je me suis relu, et j’ai vu qu’en fait, c’était cette idée LA qui était la meilleure de toutes. Je m’en suis mordu les doigts, car si je voulais l’utiliser à présent, j’aurais dû virer 150 pages. Et bien j’ai bien regardé, et je me suis résolu à virer 50 pages pour refaire leur contenu, quand cela vous arrive… et bien vous avez de quoi pleurer, mais je ne vous apprends sans doute aucunement quoi que ce soit.

On parlait de la page blanche, voyez, c’est assez dur d’évoquer le sujet, sans évoquer ses propres expériences. Je parle, je parle, et sans nul doute je saoule, donc je vais m’arrêter là, si ça intéresse de savoir comment je fonctionne (sait-on jamais, hein) je pourrais vous montrer comment je fais grosso modo, mais je suis encore une fois certain que tout le monde travaille de la sorte, donc ce ne sera pas un apprentissage et je n’aime pas me vanter^^. Mon dieu quelle tartine que j’ai sorti moi….


La page blanche est à l’écrivain ce que le tic-tac est à l’horloge, il arrive, et s’en va, continue et entête, quand il passe on ne pense qu’à lui, et quand elle s’en va, on se demande ce que l’on faisait pendant ce temps perdu.
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